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AXIOME. Un nouveau site pour l'intégrateur de robots

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AXIOME. Un nouveau site pour l'intégrateur de robots

ROBOTIQUE – Le concepteur et intégrateur de robots va déménager cet été sur un nouveau site à Aizenay. Il y investit près de deux millions d’euros.

Dans la cabine, un premier robot s’empare d’une pièce en fibre de carbone, puis deux autres robots viennent la percer, puis la découper aux bonnes dimensions. Ce type de machines complètes, composées de plusieurs bras articulés, constitue la spécialité d’AXIOME depuis plus de 20 ans. « Ici, la pièce carbone servira d’élément de structure pour la voiture électrique d’un constructeur allemand. Cinq fois plus légère, elle contribuera à réduire le poids du véhicule et donc à augmenter son autonomie », détaille Patrick Seguin, à la tête de la PME d’Aizenay. Une nouvelle technologie aussi innovante que gourmande en place. « Ces machines atteignent 10 à 15 mètres de long et 60 m2 au sol. Parfois le pont roulant passe à peine au-dessus », raconte Patrick Seguin.

Près de 2 M€ investis

À l’étroit, AXIOME a décidé d’investir (1.5 M€ à 2 M€) dans un nouveau bâtiment plus spacieux. D’ici juillet, ses 28 salariés auront déménagé dans un nouveau bâtiment de 1.500m2 toujours situé à Aizenay, zone des Blussières, à côté du futur bâtiment du distributeur de produit pharmaceutique Cerp. Un atout aussi pour absorber des commandes en hausse. De 2012 à 2013, son chiffre d’affaires a bondi de 4 à 6,7 millions d’euros (260.000 de résultat net). « Une croissance trompe l’œil, car en partie due à des encours de commandes de 2012. Si on lisse, nous sommes à +10% », tempère le dirigeant.

Diversification

Filiale du groupe allemand Frimo fabricant de lignes complètes pour l’automobile, AXIOME travaille à 75% pour les équipementiers de ce secteur (Faurecia, Bosch…), auxquels s’ajoutent des clients dans l’horlogerie ou l’agroalimentaire. Etant moins limité par la dimension des pièces  à réaliser, Patrick Seguin souhaite tirer profit de son nouvel outil pour attaquer de nouveaux marchés, notamment l‘aéronautique. « Pourquoi pas travailler sur des applications pour pales éoliennes, des éléments d’avion, des pièces de bateaux… Tout est possible ». Comme son confrère vendéen Sepro, AXIOME a aussi connu un trou d’air pendant la crise. Mais n’a connu qu’un exercice déficitaire, avant de rebondir. «C’est l’avantage de travailler à l’international (NDLR : 75% de son CA). Certains pays ont rebondi plus vite, comme l’Allemagne, détaille le président d’AXIOME. On a aussi élargi notre gamme vers des machines de nettoyage, des machines plus spécifiques. Mais aussi nos services, avec des solutions allant de la préétude au développement du concept de machine avec les clients.»

F.GJournal des Entreprises, 07/02/14

 

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